Résumé par l'auteure

Près de Guérande, au pays des dolmens, la mort a la couleur du quartz blanc. Clémence Kéro n’a que quatorze ans lorsque sa jeunesse insouciante bascule dans l’horreur après le meurtre rituel de ses parents. Orpheline, héritière d’une fortune colossale, la voici projetée contre son gré sous la tutelle d’un oncle éloigné, un homme froid et austère qui l’arrache à sa province natale pour les terres humides et éternellement balayées par le vent de la Guérande médiévale. Seule l’amitié de la famille Martel, et de leur fille Thérèse, parviendra à la sauver du désespoir, et de son insignifiance. Pourtant, ce soir, elle a rencontré un homme qui l’a immédiatement éblouie. Un homme aussi pauvre qu’elle est riche et qui, en dépit de toutes les apparences, semble s’intéresser à elle. Peut-être est-ce le coffret de pièces anciennes couvertes d’inscriptions druidiques, découvertes à deux pas du grand dolmen, qui lui ont finalement porté chance. Mais cet étrange trésor recèle également une malédiction, une horreur sans nom que Clémence devra affronter au péril de sa vie alors que rôde sur les landes le spectre du seigneur satanique de la secte du dolmen, dont la convoitise obscène va souiller à jamais sa seule amie avant de s’attaquer à elle…

Critique

J'ai aimé

Ce livre a beaucoup d'éléments qui pourraient en faire un très bon policier quasi fantastique, un peu comme Le chien des Baskerville, on s'interroge sur les interventions de Korrigans et autres créatures des landes bretonnes, on cherche à découvrir qui tire les ficelles dans l'ombre. Il y a vraiment matière à un excellent livre.

Le style est fluide, on y voit et reconnait tout de suite le talent d'écriture de Danièle Bélorgey, elle arrive à créer des sursauts qui donnent un certain rythme au livre.

J'ai moins apprécié

Il y a plusieurs choses qui m'ont plutôt déçu, mais qui ne sont pas rédhibitoires:

  • Tout d'abord, j'ai eu du mal à rentrer dans le livre. Non qu'il soit lent ou qu'il ait un défaut d'écriture, mais c'est une romance et ce genre, comme je l'ai déjà dit, n'est pas celui que je préfère. Les grandes interrogations personnelles sur les sentiments, les dilemmes intérieurs du genre "je n'ai pas le droit de l'aimer", bof pour moi...
  • La part laissée au côté fantastique est trop faible à mon avis, sitôt que survient un évènement qui pourrait ajouter un mystère et faire s'interroger le lecteur, l'explication rationnelle et détaillée arrive.
  • Les personnages déboulent (c'est vraiment le mot) toujours à point nommé, parachutés là pour accomplir leur tache sans que l'on sache qui ils sont, sans préparation aucune.
  • Ça manque cruellement de rebondissements. Il y en a bien sûr, mais je les ai trouvés plutôt mineurs, ils permettent d'entretenir l'histoire mais pas un seul ne m'a fait dire "ah ben celle-la, je ne l'avais pas vue venir".

J'ai détesté

Soyons francs, je n'ai rien détesté dans ce livre. Il y a des choses que je ne comprends pas, par exemple comment une femme qui subit son mari depuis des années peut tout d'un coup devenir la plus aimante et passionnée envers ce même homme. Ou les coups de foudre qui semblent être la règle dans ce livre... Mais encore une fois, ce n'est pas la littérature dont j'ai l'habitude, et il me manque certainement des repères.

En conclusion

Ce livre mériterait un peu plus de mystère(s), en m'y attaquant j'espérais tomber sur quelque chose d'approchant L'île aux trente cercueils et je n'ai pas été satisfait, mais c'est uniquement ce que j'attendais et pas ce que voulait écrire l'auteure.

Un livre qui néanmoins se laisse lire, et j'imagine que pour les appréciateurs du genre, il est très bon. Rien à redire sur les talents d'écriture de Danièle, on sent sa maîtrise, elle a des idées qui sont bonnes et arrive à créer une atmosphère.