Le blog du Chat Fou

 

Et le reste?

mercredi 14 février 2007

Je hais les parapluies

Pourtant, les parapluies en eux-mêmes m'indiffèrent complètement, ils ne m'inspirent aucun sentiment. Je les trouverais même poêtiques, il y a toujours une notion bucolique qui s'y rapporte, comme dans la plupart des tableaux. Et quand on sait qu'on peux échanger un coin de parapluie contre un coin de paradis, ça fait rêver... sauf qu'un parapluie n'a pas de coins.

Après tout, un parapluie est un banal objet utilisé par la majorité des personnes dans certaines conditions, que ce soit pour se donner une contenance (un con tenant un parapluie a une contenance) ou pour se protéger du soleil (on parle alors d'ombrelle), voire de la pluie (étonnant non?). Je crois même être l'une des rares personnes à préférer aller nue-tête sous la pluie (mon coté symbiose avec la nature) que de me trimballer cette extension peu élégante de notre bras, que de toutes manières j'aurais oubliée (oui, "e", l'extension!) quand il drachera comme vache qui pisse.

En fait, je hais les porteurs de parapluies dans les rues lorsqu'il pleut, parce qu'ils ne savent plus marcher (déjà qu'en temps normal c'est pas la joie) et surtout qu'ils ne pensent pas qu'ils prennent beaucoup plus de place.

On se retrouve donc avec:

  • celui qui avance son parapluie devant les yeux, il ne sait même pas si un obstacle (moi en l'occurence) se trouve en face,
  • celui qui balance son parapluie de droite à gauche et réciproquement parce qu'il n'arrive pas à le tenir droit et occupe deux fois plus de place sur le trottoir,
  • celle qui s'arrête pour regarder les vitrines et, comme celles-ci sont à l'abri, met son parapluie bien en arrière pour qu'il ne sèche pas,
  • ...

Bref, une majorité d'handicapés du parapluie qui gènent mes mouvements et que j'abhore!

D'ailleurs, il y a une catégorie que je déteste outre mesure: ceux qui ont le parapluie fermé (sans pluie ou dans les lieux couverts) et le porte n'importe comment, si possible de manière à blesser les personnes qui sont derrière eux. Les dangers des escaliers, les pros du parapluie bulgare.

D'ailleurs, SimOne s'interroge aussi...

La politesse ne paye pas

En théorie, elle paye, mais pas lorsqu'on tombe sur un énergumène de ma sorte qui est rarement enclin à dépanner son prochain. Je souffre d'une atrophie exagérée de la glande altruiste, je saute donc sur n'importe quelle occasion pour éviter de rendre un service, surtout si ce service peut me coûter.

Alors que je me livrais à une humide mais néanmoins plaisante activité déambulatoire (lire je me faisais tremper en marchant), un quidam même pas patibulaire m'interpelle aimablement (pour un parisien):

Excusez-moi, vous n'auriez pas une cigarette par hasard?

Forcémment, je lui répond "non, désolé." et je file mon bout de chemin. Sachant que bien entendu, j'avais une cigarette à la main. Et pourtant, j'étais de toute bonne foi:

  • je n'avais pas qu'une cigarette, mais plusieurs,
  • ce n'était pas par hazard (notez qu'en plus il l'a mal prononcé), c'est sciemment que j'ai des cigarettes sur moi,
  • je n'avais pas à l'excuser.

Bref, un peu de méchanceté dans ce monde de faux-culs.