Pour moi, la neige de mon enfance, c'est les jours de grand froid où je me levais aux aurores dans une maison gelée et allait, simplement vétu de haillons et pieds nus, briser la glace du ruisseau situé quelques kilomètres plus loin pour ramener un seau d'eau. En même temps, il me fallait trouver un peu de bois pas trop humide pour pouvoir allumer le feu qui nous permettrait de ne pas être transi de froid au long de la journée...

Trompé d'histoire!

Il faut que j'arrète Les Rougon-Macquart moi, ça m'atteint un peu trop!

En fait, mes souvenirs de neige sont essentiellement accompagnés d'une boisson chaude devant la cheminée après que nous ayons passé la journée à alterner les courses dans ce paysage que nous redécouvrions sous son blanc manteau, les batailles de boules de neige et les concours de bonhommes (de neige bien sûr). Au grand dam des parents qui nous voyaient rentrer trempés comme pas deux, parfois les vêtements raidis par le gel. D'ailleurs, en écrivant ces mots, je me souviens de la raison de notre présence devant le feu: on se faisait envoyer illico-presto à la douche, puis un séchage énergique accompagné d'un réchauffement pour ne pas attraper la mort.

La neige, c'est aussi pour moi de nombreux jours d'absence à l'école pour raison de santé: l'air des pistes de ski m'a toujours été plus profitable que celui des salles de cours.

Et depuis toujours, et surement jusqu'à mon dernier souffle, la neige est synonyme de pays nordiques, mon rêve d'Islande... bref, j'aime la neige!